C'est maintenant devenu une tradition diversement appréciée par Richemont en fonction des protagonistes: pendant la semaine du SIHH, de nombreuses marques organisent leurs présentations parallèles afin de profiter de la présence de détaillants et de journalistes du monde entier. Genève devient alors une véritable fourmilière où des groupes entiers équipés de badges, d'appareils photos et autres matériels se déplacent entre les hôtels le long du lac, les propres locaux des marques et le Bâtiment des Forces Motrices, le nouveau cadre du Geneva Time Exhibition. C'est tout le petit monde horloger qui se retrouve, qui partage ses découvertes, qui se met en quête de la montre à ne pas rater, le tout avec un rythme effréné! Une semaine à Genève n'a rien à envier à son équivalente à Baelworld en terme d'intensité, bien au contraire, car il faut savoir aussi jongler entre les rendez-vous et parfaitement maîtriser le réseau des transports genevois pour éviter tout retard fatal.
Après une période d'égarement, le Geneva Time Exhibition semble avoir trouvé la bonne formule. Son plateau est plus restreint mais sans conteste qualitatif et homogène. Le lieu d'exposition est idéalement situé et est enfin digne de marques comme Laurent Ferrier ou Speake-Marin. Ce fut un vrai plaisir que de retrouver ces marques indépendantes que j'apprécie tant dans un contexte plus favorable qui suscitera j'en suis sûr d'autres vocations lors de la prochaine édition.
De Bethune ou Urwerk continuent à privilégier les présentations dans leurs suites habituelles du 4 Seasons et pour rien au monde, je ne les raterais. C'est devenu pour moi des moments de pur plaisir car au-delà de la découverte des collections, il y a la joie simple de retrouver des amis.
Enfin, Zenith et Hublot, le duo de LVMH, occupaient comme de tradition deux étages du Kempinski. Située au 7ième étage, la suite Zenith propose la plus belle vue sur le Lac de toute la semaine, peut-être est-ce dû à cette maîtrise des hauteurs confortée par l'exploit de Félix Baumgartner? En tout cas, je fus plus convaincu par les nouveautés de Zenith que par celles de Hublot: un sentiment qui méritera confirmation à Baselworld.
Après ce rapide tour d'horizon, je vous propose une sélection des montres que j'ai envie de mettre en avant. Compte tenu de la diversité des marques, vous allez constater que cette sélection est pour le moins éclectique!
Mon premier rendez-vous fut avec De Bethune. Je ne sais pas si c'est une si bonne chose que cela finalement car cela met la barre très haut d'entrée!
Pour moi, en dehors du SIHH, la montre la plus fascinante de la semaine fut la DB28 Skybridge. Ce n'est pas la De Bethune la plus compliquée mais sa beauté est irradiante! Grâce à son cadran concave, le ciel prend une multitudes de couleurs sans oublier les quelques pierres qui scintillent... Le pont central n'a pas qu'une seule dimension esthétique mais possède bien une raison technique. Le cadran est si profond que sa présence fut rendue obligatoire afin de soutenir les roues. Une montre en tout point magique!

Restons chez De Bethune avec une montre à l'opposé mais tout aussi aboutie: la DB16. Derrière une présentation plus classique, se cache une pièce apportant une nouvelle preuve de la maîtrise technique de Denis Flageollet: elle est, sauf erreur de ma part, la première montre combinant QP, Tourbillon et Seconde Morte. Le boîtier plus massif que d'habitude n'altère pas le plaisir d'observer le parcours de la trotteuse.

Lorsque je vais à la rencontre d'Yvan Arpa, je sais que je vais m'attendre à des surprises. Et je ne fus pas déçu! L'Artya Horlogère m'a plu par sa décoration faite de pièces de mouvements. J'ai l'impression qu'inconsciemment, elle symbolise pour Yvan Arpa sa volonté de secouer le microcosme horloger: tout est sans dessus-dessous!

Chez julien Coudray, Fabien Lamarche nous réserve de bien beaux projets dont un mouvement à grand balancier, à grande réserve de marche et à fréquence loin d'être ridicule. Il sera hébergé dans ce boîtier que j'ai trouvé très raffiné.

J'avais eu l'occasion récemment à Londres de faire un point complet avec Peter Speake-Marin. Je fus d'ailleurs ravi de constater que son ambition qui consistait à construire une collection cohérente et aboutie était menée à son terme. Peter a donc aujourd'hui toute la structure pour poursuivre ses développements et projets ce qui ne peut que me réjouir. J'en ai profité pour apprécier le remarquable travail de finition du cadran de la Dong Son:
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